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Quelle est cette maladie ?

Il s’agit ici de la compression d’une branche artérielle naissant de l’aorte abdominale (irriguant les organes du système digestif : le tronc cœliaque et l’artère mésentérique supérieure) par les insertions tendineuses des muscles du diaphragme (piliers du diaphragme) lors des mouvements respiratoires. Elle est susceptible de générer une souffrance « intestinale » au moment de la digestion, ou lors d’efforts physiques.

On regroupe sous la terminologie de piège vasculaire, les manifestations cliniques consécutives à la compression intermittente d’un vaisseau (artère et/ou veine) par des structures anatomiques, lors de leurs déplacements au cours d’un mouvement.

La compression d’une artère est susceptible de diminuer le flux sanguin dans un territoire musculaire en aval de l’obstacle, le privant ainsi de l’oxygène qu’il transporte et qui lui est nécessaire pour se contracter. Cela se traduit par une diminution de la force musculaire, l’apparition de douleurs à l’effort voire d’une décoloration de la peau dans le territoire concerné.

La compression des veines, provoque une distension veineuse en amont (comme celle que l’on réalise en mettant un garrot pour une prise de sang), l’apparition d’une coloration « cyanique » et d’une circulation veineuse superficielle inhabituelle au voisinage de l’obstacle et enfin parfois d’un œdème localisé.

Quels sont les examens ?

Cette compression artérielle peut être mise en évidence en échographie doppler qui, dans le meilleur des cas, permet d’objectiver la plicature artérielle lors des mouvements respiratoires. Il permet de quantifier le degré de sténose lors du pic maximal des vitesses circulatoires au niveau de la sténose et d’en apprécier le retentissement en aval au niveau des branches de division du tronc cœliaque (artère hépatique artère splénique, artère gastrique)

Cette exploration peut être complétée par un angioscanner de l’aorte et de ses branches abdominales, une angio-IRM, voire une artériographie.

Quels sont les traitements ?

Lorsqu’un traitement est indiqué, il s’agit le plus souvent d’une angioplastie artérielle du tronc cœliaque, qui peut être associée à la mise en place d’un stent.

Un traitement chirurgical peut parfois être indiqué :

– Libération par cœlioscopie, désinsertion osseuse des piliers du diaphragme comprimant l’artère

– Chirurgie artérielle de reconstruction lorsque la compression est responsable d’une évolution anévrismale (augmentation du calibre) des artères sous l’effet des compression répétées.

Quelle est sont évolution ?

Les formes symptomatiques lorsqu’elles sont traitées évoluent en général vers la guérison et la disparition des symptômes.

Une surveillance évolutive des revascularisations est nécessaire pour en dépister les complications.

Un traitement antiplaquettaire est souvent indiqué.