Accueil » Pathologies » Artérite à cellules géantes (Horton)
Quelle est cette maladie ?

L’artérite à cellules géantes (ou maladie de Horton) est une maladie responsable d’une inflammation de la paroi des artères de gros et moyen calibres, en particulier les artères de la face. La cause exacte de cette maladie est inconnue. Elle touche principalement les sujets âgés de plus de 60 ans.

Les symptômes de la maladie s’installent habituellement de façon progressive en quelques semaines. Il peut s’agir de fièvre, de fatigue ou d’un amaigrissement involontaire. Les symptômes seront variables en fonction des artères atteintes : douleurs dans les mâchoires lors de la mastication, douleurs du cuir chevelu, des tempes. Des troubles visuels peuvent aussi survenir. L’artérite à cellules géantes est fréquemment associée à la présence d’une pseudo-polyarthrite rhizomélique, caractérisée par des douleurs des épaules et du bassin.

Quels sont les examens ?

La présence d’un syndrome inflammatoire biologique sera systématiquement recherchée lors d’une prise de sang. Une biopsie d’une artère temporale sera généralement proposée, de même que la réalisation d’examen radiologique à la recherche d’une inflammation des vaisseaux : écho-Doppler des artères temporales, TEP-scanner, scanner de l’aorte (aortite) ou plus rarement une angio-IRM, échocardiographie. L’examen du fond d’œil est important pour dépister des troubles de la vascularisation (ischémie) de la rétine ou du nerf optique qui imposent un traitement en urgence.

Quels sont les traitements ?

Le traitement repose sur l’administration de corticoïdes parfois par voie intra-veineuse les premiers jours puis par voie orale. Ils sont habituellement très efficaces permettant la disparition des symptômes entre la 2ème et la 4ème semaine de traitement. Le traitement sera prolongé, au moins 18 à 24 mois, avec une décroissance de la posologie progressive selon un schéma remis par votre médecin vasculaire.

Quelle est l’évolution ?

En règle générale, la maladie est bien contrôlée par le traitement par corticoïdes. Des rechutes peuvent cependant survenir à l’arrêt du traitement et nécessiter une reprise du traitement par corticoïdes voire l’ajout d’un traitement supplémentaire (immunosuppresseurs ou immunomodulateurs parfois nécessaire) toujours en association avec les corticoïdes.

Pour aller plus loin

➡️ Orphanet

➡️ Association de patients France Vascularites

➡️ Site de la Filière de maladies auto-immunes et inflammatoires rares