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ALD (affections de longue durée) :
Une affection de longue durée exonérante est définie (par l'assurance maladie) comme "une maladie qui nécessite un suivi et des soins prolongés (plus de six mois) et des traitements coûteux ouvrant droit à la prise en charge à 100 %."
Suit une liste de 30 maladies donnant droit à la prise en charge à 100% établie par le Ministre de la Santé (liste des A.L.D. 30), dont font partie les "artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques".

AVC (Accident Vasculaire Cérébral) :
Déficit neurologique durable d'installation brutale, provoqué par un trouble circulatoire.
L’AVC est un processus dynamique qui implique à la fois une atteinte du tissu cérébral et une lésion vasculaire.
On parlait autrefois "d'attaque cérébrale", de "congestion cérébrale" ou "d'apoplexie".
On admet actuellement que 80% des AVC sont d'origine ischémique, c'est-à-dire par oblitération d'une artère entraînant un manque d'irrigation du territoire concerné par cette artère. Les 20% restant sont d'origine hémorragique, par saignement intra-cérébral.

Accident Ischémique Transitoire ou AIT :
C'est un accident vasculaire ischémique cérébral ou rétinien dont les signes durent typiquement moins d'une heure et toujours moins de 24 heures. Déficit soudain, neurologique ou rétinien, qui guérit complètement spontanément.
Il s'agit d'un signe d'alerte car il peut précéder de quelques jours ou semaines un véritable accident vasculaire cérébral définitif (AVC).
Voir aussi : Accident Vasculaire Cérébral ou AVC

Accident Vasculaire Cérébral ou AVC :
La définition générale de l’AVC est: « déficit neurologique d’installation soudaine ou rapide correspondant à une atteinte focale du cerveau par un mécanisme vasculaire».
L’AVC est un processus dynamique qui implique à la fois une atteinte du tissu cérébral et une lésion vasculaire.
Souvent appelé “attaque cérébrale”, il s’agit bien d’un accident touchant les vaisseaux du cerveau : Soit par saignement intempestif dans le cerveau (AVC hémorragique, 20% des cas), soit plus souvent par la présence d’un caillot (thrombus) dans le réseau artériel cérébral (AVC ischémique, 80% des cas).
Le principal facteur de risque des AVC est l’hypertension artérielle.
Voir aussi : Accident Ischémique Transitoire ou AIT

Acouphène :
Sensation auditive sans objet. Le sujet atteint d'acouphènes entend des bruits qui ne résultent d'aucune stimulation extérieure. Il s'agit le plus souvent de sensations de sifflements, de bourdonnements, de claquements, de pulsations... Ces acouphènes peuvent être uni ou bilatéraux, continus ou intermittents.

Acrocholose :
Acrosyndrome ressemblant à une érythermalgie incomplète, situé uniquement au niveau des pieds. Il comporte une sensation de chaleur des extrémités sans crise douloureuse.
Voir aussi : Erythermalgie, Acrosyndromes vasculaires

Acrocyanose :
Coloration violacée de la peau des extrémités (pieds et mains, parfois nez ou oreilles). Cette coloration bleutée est symétrique et s'accentue volontiers au froid.
L'acrocyanose s’accompagne souvent d’un refroidissement (acrorhigose) et de moiteur (hyperhydrose). L'acrocyanose essentielle est un acrosyndrome sans cause définie, permanent, habituellement indolore. Elle n'est pas dangereuse et ne se complique pas.
En savoir plus
Voir aussi : Hyperhidrose (palmo-plantaire), Acrosyndromes vasculaires

Acrorhigose :
Sensation permanente de froid aux extrémités (mains et pieds). Il s'agit d'un acrosyndrome très fréquent et très généralement bénin.
Voir aussi : Acrosyndromes vasculaires

Acrosyndromes vasculaires :
Les syndromes sont des associations de plusieurs symptômes.
Un acrosyndrome vasculaire est une pathologie des extrémités (des doigts, des orteils, nez, oreilles) d’origine circulatoire. Il peut être lié à un trouble fonctionnel vasomoteur (vasoconstriction ou vasodilatation exagérée) ou à un trouble organique de la micro ou de la macrocirculation.
Il s'agit le plus souvent de troubles vasomoteurs cutanés bénins, mais ils peuvent parfois révéler des troubles organiques sous-jacents plus ou moins graves.
pour en savoir plus
Voir aussi : Engelure, Raynaud (phénomène de), Acrocholose, Acrocyanose, Acrorhigose

Adventice :
Couche externe d'un vaisseau, essentiellement conjonctive.
Les parois vasculaires des vaisseaux (à l’exception des capillaires qui sont constitués d’une membrane basale et de cellules endothéliales) sont constituées de trois couches cellulaires concentriques qui sont respectivement de l’extérieur vers l’intérieur :
- l’adventice, faite de cellules conjonctives de soutien
- la média faite de cellules élastiques et fibres musculaires ++ ,
- l’intima constituée de cellules endothéliales dont la principale propriété est d’être athrombogène (pas de coagulation du sang possible) s[
Voir aussi : Media, Intima

Adénopathie :
C'est un ganglion lymphatique (nœud lymphatique) pathologique.
Caractérisé par une adénomégalie (hypertrophie des ganglions), les adénopathies superficielles (nuque, cou, aisselle, aine) sont accessibles à l'examen clinique, contrairement aux adénopathies profondes (médiastinales, abdominales) détectées par des examens radiologiques.
D'origine inflammatoire, infectieuse ou tumorales, elles sont une réponse de défense de l'organisme à une agression (infectieuse, tumorale...)
Voir aussi : Ganglion lymphatique

Agrégation plaquettaire :
Il s'agit de l'accolement des plaquettes sanguines à la paroi artérielle. C'est le point de départ d'un caillot. Physiologiquement, cette agrégation des plaquettes est très utile pour colmater une brèche vasculaire et limiter ainsi une hémorragie.

Agénésie valvulaire :
Absence congénitale de valvule dans une veine.

Agénésie vasculaire :
Malformation congénitale caractérisée par l’absence de vaisseau (artère ou veine) dans un territoire de l’organisme.

Algoneurodystrophie (algodystrophie) :
Les algodystrophies ou algoneurodystrophies regroupent un ensemble de symptômes très divers le plus souvent provoqués par un traumatisme ou une agression, parfois spontanés.
Il s'agit le plus souvent de douleurs permanentes d'installation progressive, s'accompagnant volontiers de gonflement (œdème), de troubles vasomoteurs (rougeur/pâleur, hyperthermie ou refroidissement cutané), de raideur articulaire.
Classiquement ces algodystrophies évoluent en 2 phases : Une phase dite "chaude" durant quelques jours à quelques mois et une phase froide durant laquelle les douleurs permanentes régressent en laissant des douleurs provoquées, l'œdème diminue, la chaleur cutanée laisse place à un refroidissement et une cyanose de déclivité.

Allen (test d'Allen) :
Test clinique explorant la perméabilité du réseau artériel de la main et des doigts.
L'examinateur comprime les artères radiale et cubitale (ou ulnaire) au niveau du poignet tandis que le sujet alterne des mouvement d'ouverture et de fermeture de la main examinée qui devient blanche. A la levée de la compression artérielle, l'ensemble de la main et des doigts devient rouge, à l'exception des zones correspondantes aux territoires des artères digitales ou palmaires oblitérées.
Edgar V. Allen, médecin de la Mayo Clinic (1900 - 1961)

Ambulatoire :
Se dit d'une intervention médicale ou chirurgicale ne nécessitant pas d’hospitalisation : Arrivé le matin, le patient sort de l’hôpital ou de la clinique le jour même, sans avoir à y dormir.

Amputation :
Le manque total d’irrigation d’un membre ou de son extrémité peut aboutir à la gangrène, nécessitant parfois de couper tout ou partie de ce membre.
On distingue les amputations mineures qui conservent l'appui du talon et les amputations majeures (amputation de jambe ou de cuisse).

Amyotrophie :
Diminution de volume des muscles. Fonte musculaire.
L'amyotrophie a de multiples causes. Dans le cadre de l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI), l'amyotrophie est due au déficit d'irrigation d'un muscle ou d'un groupe de muscles du fait d'un rétrécissement ou d'une occlusion artérielle.

Anastomose :
Une anastomose est une connexion entre deux structures ou organes. Ainsi, une anastomose intestinale est un racordement, par couture ou par agrafes, de deux bouts d'intestin.
En médecine vasculaire, Il s'agit de connexions entre vaisseaux sanguins (artères ou veines).
Ces anastomoses peuvent être le fait d'une intervention chirurgicale (création d'une anastomose d'une veine sur une artère du bras par exemple, pour créer une fistule artério-veineuse servant à l'hémodialyse).
Physiologiquement, de façon parfaitement naturelle, les anastomoses vasculaires sont très fréquentes. Elles servent de suppléances pour la circulation du sang en cas de vaisseau bouché. Il existe de nombreux exemples d'anastomoses vasculaires veineuses et artérielles. Par exemple, pour le système artériel :
- Le polygone de Willis, qui réunis plusieurs artères de la base du crâne entre elles.
- les anastomoses de la main (avec les arcades palmaires) et du pied (arcades plantaires)
- Les artères digestives (tronc cœliaque, artère mésentérique supérieure et inférieure) présentent de multiples anastomoses.

Voir aussi : Suppléance, Collatéralité

Anemie :
Taux insuffisant d'hémoglobine dans le sang, généralement en rapport avec une diminution des globules rouges. Les causes en sont multiples, mais une anémie doit faire rechercher un saignement plus ou moins important ou chronique.

Anevrisme artériel :
Dilatation permanente localisée, généralement arrondie ou ovale des parois d'une artère dont le diamètre est alors augmenté d'au moins 50% par rapport à son diamètre normal.
Les localisations les plus fréquentes des anévrismes artériels sont l'aorte abdominale ou thoracique, les artères poplitées, iliaques ou fémorales, mais ils peuvent survenir à peu près n'importe où dans l'organisme.
Le risque évolutif est celui de la rupture ou de la thrombose.
Anévrisme de l'aorte abdominale
Voir aussi : Ectasie artérielle

Anevrisme veineux :
Les anévrismes (ou anévrysmes) veineux sont moins fréquents que les anévrismes artériels. Il s'agit d'une déformation de la paroi veineuse réalisant un gonflement délimité, en forme de sac, de fuseau...
Pour parler d'anévrisme veineux, il convient que le calibre du segment veineux concerné soit supérieur d'au moins 50% à celui du tronc veineux normal.
Ils concernent le plus souvent les membres inférieurs, se localisant en majorité au niveau de la veine poplitée, parfois au niveau des veines de la tête et du cou. Le risque évolutif d'un anévrisme veineux est la thrombose, et surtout l'embolisation de thrombi (caillots) formés en son sein dans les artères pulmonaires (embolie pulmonaire).

Angine de poitrine (angor) :
Syndrome caractérisé par de violentes douleurs thoraciques constrictives, irradiant souvent vers le bras gauche et s’accompagnant d’angoisse. Typiquement, ces douleurs cèdent en quelques minutes. Elles sont très souvent dues au rétrécissement ou à l’obstruction des artères coronaires et traduisent une souffrance du cœur en raison d’un apport insuffisant d’oxygène.
L'angine de poitrine (ou angor) correspond à une maladie coronaire et doit être prise en charge médicalement.

Angio IRM :
Examen radiologique utilisant un champ magnétique puissant (et non les rayons X), avec injection intravasculaire, pour visualiser les vaisseaux de l’organisme.
En savoir plus
Voir aussi : Artériographie

Angio Scanner :
Examen radiologique tomodensitométrique, avec injection intravasculaire de produit de contraste, permettant de visualiser la partie intérieure (lumière) des vaisseaux.
En savoir plus
Voir aussi : Artériographie

Angiodermite nécrotique :
L’angiodermite nécrotique (ou ulcère de Martorell) se présente sous la forme d'ulcèration(s) de la jambe pour lequel le phénomène de nécrose est prédominant. Ces plaies correspondent à un infarctus cutané.
Il s'agit de plaies souvent douloureuses dont l'évolution est difficile à contrôler.
Si la plaie est étendue, le traitement de référence est la greffe cutanée en pastille.

Angiodysplasie :
Malformation d’une partie du système vasculaire. Ce terme recouvre des affections vasculaires très différentes pouvant toucher les artères les veines, les capillaires et les lymphatiques.

Angiographie :
L’angiographie est un examen radiographique utilisant un produit de contraste (à base d’iode) permettant de visualiser les vaisseaux sanguins.
La phlébographie visualise les veines du territoire examiné.
La coronarographie est une angiographie spécifique des artères coronaires.
L'artériographie des membres inférieurs ou supérieurs visualise les artères de ces territoires.
Plus sur l'artériographie

Angiogénèse :
Il s'agit d'un mécanisme de formation de nouveaux petits vaisseaux.
Normalement, l'endothélium vasculaire est soumis à un faible renouvellement cellulaire. Dans certaines circonstances (cicatrisation, inflammation, invasion tumorale...) ce renouvellement cellulaire est accéléré, activé par de multiples facteurs angiogéniques secrétés par d'autre cellules .

Angiologie (ou angeiologie) :
Le mot angéiologie (on dit aussi angiologie ou médecine vasculaire) vient du grec aggeion = vaisseau. L’angiologie est une branche de la médecine qui s’occupe des vaisseaux : Artères, veines et lymphatiques.
En savoir plus
Voir aussi : Medecine vasculaire

Angiome :
Malformation très généralement bénigne des vaisseaux formant une tuméfaction ou une tache parfois appelée “tache de vin”.

Angioplastie :
Réparation ou remodelage d'une artère ou d'une veine : suture, désobstruction, élargissement avec une pièce, dilatation, rétrécissement... De plus en plus souvent, les angioplasties sont effectuées par voie endoluminale.
L'angioplastie endoluminale est effectuée au moyen d’une sonde munie d’un ballonnet gonflable introduite dans le réseau vasculaire. Elle a pour but de dilater des rétrécissements (sténoses) courts ou multiples, ou même de recanaliser des occlusions courtes.
L'angioplastie endoluminale peut être complétée par la mise en place dans l'artère traitée d'une endoprothèse (ou stent).
En savoir plus

Voir aussi : Endoluminal, Endovasculaire (Technique), Stent (endoprothèse vasculaire), Dilatation (endoluminale)

Angor mésentérique :
Lorsque que vous marchez et que vos muscles sont mal irrigués, le mollet souffre par manque d’apport en oxygène (O2). Au niveau digestif c’est la même chose : Si vos artères destinées aux intestins sont rétrécies ou bouchées, vos intestins vont souffrir, surtout après les repas, par manque d’apport en O2. C’est ce que l’on appelle angor mésentérique, il s’agit s’un symptôme.
Les artères digestives partent de l'Aorte abdominale : Ce sont essentiellement le tronc cœliaque et les artères mésentériques, supérieure et inférieure.
Voir aussi : Artère mésentérique supérieure, Artère mésentérique inférieure, Tronc coeliaque

Anisotension :
Différence significative de tension artérielle entre les deux bras, mesurée au même moment.

Anti-hypertenseur :
Médicament destiné à faire baisser la pression artérielle. Il existe plusieurs familles d'anti-hypertenseurs. En fonction de votre état (rénal, cardiaque, respiratoire...) votre médecin choisira tel ou tel type d'anti-hypertenseurs. Selon la réponse de votre organisme à ce médicament, il pourra être amené à augmenter les doses, changer d'anti-hypertenseur ou associer plusieurs anti-hypertenseurs.

AntiVitamine K (AVK) :
Médicament anticoagulant administré par voie orale, souvent en relais d’injections hépariniques.
Il ralentit la coagulation du sang en s'opposant à la vitamine K, vitamine qui participe au processus de coagulation. Il réduit le risque d’extension ou de formation d’un caillot (thrombus) dans les veines ou les artères.
L’apparition de cet effet est progressif et devient maximal au bout de quelques jours (2 à 4) suivant le médicament. Après l’arrêt du traitement, l’effet diminue progressivement, le temps de retour à la normale de la coagulation, varie suivant l’AVK utilisé (à demi-vie courte ou demi-vie longue)
Une personne prenant des AVK doit surveiller régulièrement son INR.
En savoir plus
Voir aussi : Heparines, INR, Anticoagulant, Vitamine K, Coumadine, Previscan, Sintrom, minisintrom, Nouveaux Anti-Coagulants (NACO)

Antiagrégant plaquettaire :
Médicament qui empêche les plaquettes de s’agglutiner (agrégation, première phase de la coagulation sanguine). Le risque de formation d’un caillot (thrombus) dans les artères s'en trouve diminué.
Le plus connu et le plus ancien des antiagrégant plaquettaire est l'aspirine (prise à petite dose).
Antiagrégants et soins dentaires

Anticoagulant :
Médicament qui ralentit la coagulation du sang. Utilisés dans la phlébite (Thrombose Veineuse Profonde), les troubles cardiaques ou lors de la mise en place de prothèse valvulaire. Ils peuvent se prendre par voie orale (comprimés d'antivitamine K) ou par injections (Héparines).
En savoir plus
Voir aussi : AntiVitamine K (AVK), Heparines, Heparine de Bas Poids Moléculaire (HBPM), Nouveaux Anti-Coagulants (NACO)

Anticorps :
Ce sont des immunoglobulines, molécules complexes, qui sont produites par l'organisme en réaction à l'introduction de certaines particules étrangères ou certains micro-organismes (bactéries par exemple). Les anticorps sont très importants dans les processus immunitaires.

Antihypertenseurs :
Médicaments ayant la propriété de faire baisser la tension artérielle lorsqu'elle est trop élevée. Selon les cas, il sera fait appel à une l'autre classe d'antihypertenseurs., ou à l'association de plusieurs classes.

Antithrombotique (médicament) :
Produit s'opposant à la thrombose, c'est-à-dire à la formation d'un caillot dans un vaisseau sanguin (veine ou artère). Ainsi certains dérivés de l'héparine, les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) sont-ils des antithrombotiques.

Aorte :
C’est la plus grosse artère de l’organisme. Elle part du cœur (ventricule gauche) et donne naissance à d’autres artères pour distribuer le sang oxygéné dans tout le corps. C’est en quelque sorte le tronc de l’arbre artériel de l’organisme.
Après avoir donné des branches pour irriguer le cœur (artères coronaires), la tête (artères carotides et vertébrales), les membres supérieurs (artères sous-clavières), l'estomac le foie et la rate (tronc cœliaque), l'intestin grêle (mésentérique supérieure), les reins (artères rénales), le gros intestin (mésentérique inférieure), l'aorte se divise en deux (artères iliaques) pour irriguer les organes du petit bassin et les membres inférieurs.

Aponévrose :
Tissu résistant entourant les muscles à la manière d’une poche. Les veines superficielles sont situées entre l’aponévrose (aussi appelée facia) et la peau.

Apophysomégalie :
Chaque vertèbre cervicale présente deux excroissances latérales appelées apophyses transverses.
L'apophysomégalie est un développement anormal de ces apophyses transverses au niveau des dernières vertèbres cervicales (généralement C7).
Si cette excroissance est importante, elle peut entraver le passage normal des nerfs du plexus brachial et les vaisseaux sanguins entre la clavicule et la première côte.
Cela peut provoquer des douleurs nerveuses, mais aussi des troubles circulatoires au niveau du membre supérieur concerné.
Pour plus de détails, voir syndrome du défilé costoclaviculaire.

Artère :
L’artère est un vaisseau qui conduit le sang riche en oxygène depuis le cœur vers les tissus de l’organisme. Le réseau artériel permet ainsi d’oxygéner et d’apporter des nutriments dans tout le corps, jusqu’aux organes les plus éloignés (jusqu’aux orteils par exemple). Ce système artériel transporte le flux sanguin au départ pulsatile à haute pression (sortie du ventricule gauche) en un flux régulier à basse pression au niveau des capillaires.

Artère fémorale commune :
Située au pli de l’aine, elle fait suite à l’artère iliaque externe, irriguant le membre inférieur en se divisant en artère fémorale (encore souvent appelée artère fémorale superficielle) et artère fémorale profonde.

Artère mésentérique inférieure :
Dernière et plus petite des 3 artères digestives de l'aorte abdominale. Elle nait de la face antérieure de l"aorte terminale, peu avant sa bifurcation iliaque.
Elle donne l'artère colique gauche qui rejoint l'artère colique moyenne, et les artères sigmoïdiennes, les deux se rejoignent.
Elle vascularise le côlon descendant, l'angle colique gauche, le côlon iliaque et sigmoïde.
Voir l'article : Sténose des artères digestives
Voir aussi : Tronc coeliaque, Artère mésentérique supérieure, Angor mésentérique

Artère mésentérique supérieure :
L'artère mésentérique supérieure est une des 3 artères digestives. Elle naît de la face antérieure de l'aorte abdominale, un cm en dessous de l'origine du tronc cœliaque.
Elle irrigue l'intestin depuis la partie inférieure du duodénum jusqu'à l'angle colique gauche, ainsi qu'une partie du pancréas. Elle donne des branches qui s'anastomosent toutes.
Un rétrécissement de cette artère peut provoquer un angor mésentérique caractérisé par des douleurs abdominales lors de la digestion.
Voir l'article : Sténose des artères digestives
Voir aussi : Tronc coeliaque, Artère mésentérique inférieure, Angor mésentérique

Artère poplitée :
Artère qui fait suite à l’artère fémorale superficielle, située derrière le genou, et se divise en tronc tibio-péronier et artère tibiale antérieure.
Voir aussi : Kyste adventiciel

Artère pulmonaire :
Les artères pulmonaires partent du ventricule droit du cœur, permettant au sang d'atteindre les alvéoles pulmonaires pour s'oxygéner. Le sang oxygéné dans le poumon repart par les veines pulmonaires pour atteindre l'oreillette gauche. Ce circuit d'oxygénation du sang est appelé "petite circulation".

Artère sous-clavière :
Il existe deux artères sous-clavières (ou subclavières), droite et gauche, qui apportent le sang oxygéné depuis l'aorte aux deux membres supérieurs.
L'artère sous-clavière gauche part directement de la crosse de l'aorte, se dirigeant vers le dehors en formant un arc à convexité supérieure, sortant du thorax pour se continuer par l'artère axillaire, irriguant le membre supérieur gauche.
L'artère sous-clavière droite part du tronc artériel brachiocéphalique, tronc commun issu de l'aorte et donnant la carotide primitive droite et l'artère sous-clavière droite. Elle se poursuit par l'artère axillaire droite, irriguant le membre supérieur droit.

Artère tibiale antérieure :
Une des trois artères de la jambe, branche de l’artère poplitée et distribuant le sang au pied.

Artère tibiale posterieure :
Une des trois artères de la jambe, faisant suite à l’artère poplitée et au tronc tibio-péronier et distribuant le sang au pied.

Artères carotides :
Artères du cou et de la tête, elles assurent l’irrigation de la tête et du cerveau.
Partant de la crosse aortique, les carotides primitives droite et gauche montent le long du cou et se divisent chacune rapidement en carotide interne destinée à la vascularisation du cerveau et carotide externe destinée à la vascularisation de la face.
voir : Sténose carotidienne
Voir aussi : Artères vertébrales

Artères coronaires :
Partant du tout début de l’aorte, ces artères irriguent le muscle cardiaque. Si l'une ou plusieurs de ces artères sont rétrécies ou bouchées, la partie du cœur qui ne reçoit plus de sang meurt : C’est l’infarctus du myocarde.

Artères cérébrales :
Artères intracraniennes faisant suite aux carotides, elles assurent l’irrigation du cerveau.

Artères iliaques :
Situées dans le bassin, branches de division de l’aorte abdominale, elles mènent le sang artériel vers les membres inférieurs, se poursuivant par les artères fémorales communes.

Artères rénales :
Artères responsables de l'irrigation des reins. Elles naissent de l'aorte abdominale, progressant en arrière et en bas vers les hiles rénaux où elles se ramifient. Il existe généralement une artère rénale desservant chaque rein, mais il n'est pas rare que deux, voire trois artères rénales irriguent un rein.
Ces artères peuvent être le siège de rétrécissement (sténose) parfois responsable d'hypertension artérielle (HTA).
Sténose de l'artère rénale
Voir aussi : Reno-vasculaire (maladie)

Artères vertébrales :
Il existe deux artères vertébrales, une droite et une gauche, pratiquement symétriques.
Elles naissent latéralement à la base du cou des artères sous-clavières et montent vers la partie postérieure du cerveau, longeant la colonne vertébrale dans le canal transversaire.
Elles se rejoignent à la base du crâne pour former le tronc artériel basillaire sur la face antérieure du bulbe rachidien. Le tronc basillaire participe à la vascularisation du cerveau.
Vol vertébral
Voir aussi : Artères carotides

Artériographie :
C'est un examen radiologique permettant de visualiser les artères de l'organisme après injection d'un produit de contraste. Il peut être indiqué avant une chirurgie vasculaire pour préciser l'anatomie précise des artères, la nature et l'aspect des lésions, la présence d'une éventuelle collatéralité.
Cet examen nécessite une anesthésie locale, l'injection d'un produit de contraste (iodé) dans une artère.
Actuellement, selon les cas, on lui substitue souvent un angioIRM ou un Angioscanner.
En savoir plus
Voir aussi : Angio Scanner, Angio IRM

Artériole :
Les artérioles font suite aux artères dans le système vasculaire destiné à l'apport sanguin aux différents tissus de l'organisme. Elles sont situées en amont des capillaires, siège principal des échanges liquidiens et métaboliques avec le tissu interstitiel.
La paroi de l'artériole est constituée de l'intima au contact du sang, de la média riche en cellules musculaires et en innervation neurovégétative, et de l'adventice.
Les artérioles jouent un rôle important dans la régulation des flux microcirculatoires (distribution des flux dans les différents territoires) et dans les résistances périphériques.
Voir aussi : Microcirculation

Artériomégalie :
Dilatation permanente des artères dont le diamètre est augmenté de 50% par rapport au diamètre habituel, tout en conservant des bords grossièrement parallèles (contrairement à l'anévrisme pour lequel il y a rupture du parallélisme des bords).
L'artériomégalie est un terrain favorable de dystrophie ou de maladie polyanévrismale.
Voir aussi : Ectasie artérielle

Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (AOMI) :
Dite aussi “artérite”. Il s’agit d’une maladie des artères qui obstrue complètement (oblitération) ou partiellement (rétrécissement ou sténose) certaines artères des membres inférieurs, entraînant un défaut d’irrigation des tissus concernés. Cette artériopathie des membres inférieurs est une localisation particulière d'une atteinte de tout le système artériel par l'athérosclérose.
En savoir plus
Voir aussi : Artérite

Artériosclérose :
Correspond à un épaississement et une perte d'élasticité de la paroi artérielle. Elle regroupe 3 affections artérielles que sont l'athérosclérose, la médiacalcose de Monckeberg et l'artériolosclérose. L'athérosclérose est un processus fréquent de rétrécissement progressif des artères par dépôts de matières grasses (cholestérol) formant des plaques au sein de la paroi artérielle.
Maladie athéromateuse
Voir aussi : Athérosclérose, Mediacalcose

Artérite :
Généralement ce terme désigne l' Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (A.O.M.I), maladie se caractérisant par l'obstruction des artères des membres inférieurs, rentrant dans le cadre plus vaste de l'athérosclérose.
Au sens strict, le terme d'artérite désigne les pathologies artérielles inflammatoires telles que les maladies de Horton, de Buerger, de Takayasu...
Il s'agit aussi d'un terme générique désignant toute atteinte des artères.
En savoir plus
Voir aussi : Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (AOMI)

Arythmie :
Terme général correspondant à un trouble du rythme de la contraction cardiaque : Le coeur bat trop vite ou trop lentement ou de façon irrégulière.
Les troubles du rythme cardiaque sont très divers et de gravité très différente.
Cette irrégularité du rythme cardiaque peut perturber le bon fonctionnement du cœur, et parfois provoquer un risque de thrombose et d'embolie dans les artères.

Asepsie :
Mise en œuvre de tous les moyens appropriés pour empêcher l'introduction de microbes dans l'organisme.

Asymptomatique (maladie asymptomatique) :
Maladie qui ne présente pas de symptôme caractéristique.
Ainsi des artères lésées, abîmées, déjà infiltrées par des plaques d'athérome, peuvent ne donner aucun signe. La maladie artérielle est dite asymptomatique. Ce n'est que par un examen plus poussé (prise des pressions de cheville ou échoDoppler par exemple) que se dévoileront les lésions artérielles insoupçonnées.

Athérome :
Il s’agit d’un dépôt graisseux (cholestérol) dans la paroi artérielle et plus précisément dans la tunique interne de cette paroi (endothélium). Ce dépôt lipidique s’organise en plaques qui vont progressivement obstruer l’artère.
La plaque d'athérome est la lésion initiale de l'athérosclérose.
Maladie athéromateuse

Athérosclérose :
Epaississement de la paroi des artères entraînant progressivement une obstruction partielle (sténose) ou totale (occlusion) à l’origine d’une mauvaise oxygénation de l’organe concerné.
Le terme Athérosclérose vient du grec (athéré = bouillie; skléros = dur), rendant compte des deux composantes de la plaque d'athérosclérose :
- l'athérome, partie molle, riche en lipides, au centre de la plaque.
- La sclérose, formant une chape fibreuse et dure, entre l'athérome et les cellules endothéliales de l'artère.

L'athérosclérose, c'est une "association variable de remaniements de l'intima des artères, consistant en une accumulation locale de lipides, de complexes glucidiques, de sang et de produits sanguins, de tissus fibreux et de dépots calciques, l'ensemble associé à des modifications de la média. " (Définition de l'OMS depuis 1957)

Voir aussi : Plaque d'athérome, Artériosclérose, Macroangiopathie

Athérothrombose :
Phénomène pathologique associant l’athérome à la thrombose et dégradant progressivement tout le réseau artériel.

Atrophie blanche (de Milian) :
Signe d'insuffisance veineuse chronique (IVC), elle se présente sous forme de plaque blanchâtre, ivoirine, lisse dépigmentée, d'aspect cicatriciel, entourée d'une zone pigmentée.
C'est une zone non vascularisée du derme, souvent entourée de petites varicosités intradermiques (télangiectasies).
Le traitement de l'atrophie blanche par insuffisance veineuse chronique se résume à la compression élastique médicale forte.


Auto-bandage :
Technique utilisée en pathologie lymphatique. c’est la mise en place d'un "bandage réducteur" par le patient lui même ou un proche sans compétence médicale ou para médicale. Il est un complément du vêtement compressif porté dans la journée. Il nécessite un apprentissage par un professionnel compétent et permettra ainsi une plus grande autonomie du patient. Il maintiendra le résultat obtenu après le traitement réducteur et améliorera les résultats à long terme.
Traitement du lymphœdème
Voir aussi : Bandage réducteur, Auto-drainage

Auto-drainage :
Réalisation par le patient lui même de manoeuvres de drainage lymphatique manuel en complément des auto bandages. Il apportera un confort, optimisera le résultat à court et long terme. Il nécessite bien sûr un apprentissage avec un professionnel compétent.
Traitement du lymphœdème
Voir aussi : Auto-bandage, Bandage réducteur

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Le professeur Rollin

Les bienfaits de l'arrêt du tabac

0 heure : Vous faites des économies
24 heures : Le monoxyde de carbone est éliminé. Le risque d'infections respiratoires diminue.
48 heures : La nicotine n'est plus décelable dans le sang
1 semaine : Le goût et l'odorat s'améliorent. Votre peau et vos cheveux sont plus beaux et votre haleine plus fraiche.
3 à 9 mois : La respiration s'améliore, vous pouvez faire du sport en étant moins essoufflé.
1 an : Le risque de maladie cardiaque baisse de moitié.
5 ans : Le risque de cancer de la bouche, des bronches, de l'œsophage et de la vessie diminue de moitié
15 ans : Le risque de maladie cardiaque rejoint celui des non-fumeurs. La mortalité est très proche de ceux qui n'ont jamais fumé. Bravo, vous êtes libéré des contraintes de la dépendance !

Lettres qu'on pétrit

Lettres qu'on pétrit

 

 

Le sang circule tout seul, après quelques assouplissements.
 

le décaleur de sons de garde

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Lymphœdème et ACTIVITE PHYSIQUE

Lymphœdème et ACTIVITE PHYSIQUE
L'activité physique est parfois à tort déconseillée aux personnes porteuses de lymphœdème.
Il a été montré que l'exercice physique, à condition de n'être pas violent, est favorable à la dynamique lymphatique : La résorption lymphatique semble améliorée  par le renforcement de la pompe musculaire.
Ainsi un protocole américain utilise des haltères de faible poids dans des exercices préventifs du lymphœdème.

Un exercice pour favoriser le retour veineux et soulager les jambes

Un exercice pour favoriser le retour veineux et soulager les jambes
Si des lourdeurs ou des douleurs apparaissent dans les jambes au cours de la journée, nous vous recommandons ce type d'exercice :
  1. Debout, le corps bien droit, si possible déchaussé
  2. Elevez-vous sur la pointe des pieds et maintenez cette position quelques instants. 
  3. Reposez ensuite les talons sur le sol et soulevez les orteils.
Répéter ce mouvement une douzaine de fois puis repos durant 3 minutes. Si vous le pouvez, refaire ces mouvements une ou deux fois. L'ensemble de cet exercice peut être pratiqué à midi et le soir par exemple.