Quelle classe de chaussettes ou de bas élastiques ?
La notion de classe
de compression est la plus importante à prendre en compte.
Les différentes classes de compression (allant de la classe I pour les faibles compressions à la classe IV pour les plus fortes compressions) correspondent à des forces de pression exercées sur la cheville et la jambe très différentes. C'est l'équivalent du dosage ou de la posologie pour un médicament. On ne peut proposer la même force de compression à une hôtesse de l'air qui à simplement des lourdeurs de jambe et à une femme qui vient de faire une thrombose veineuse profonde (phlébite).
Les différentes classes de compression (allant de la classe I pour les faibles compressions à la classe IV pour les plus fortes compressions) correspondent à des forces de pression exercées sur la cheville et la jambe très différentes. C'est l'équivalent du dosage ou de la posologie pour un médicament. On ne peut proposer la même force de compression à une hôtesse de l'air qui à simplement des lourdeurs de jambe et à une femme qui vient de faire une thrombose veineuse profonde (phlébite).
La prescription d'une classe est faite en fonction du retentissement de l'insuffisance veineuse sur la peau et les tissus.
On opposera une faible contre-pression (classe II par exemple) à la sensation isolée de jambes lourdes, et une forte pression pour une pathologie menaçante et lourde de conséquences comme la phlébite.
On opposera une faible contre-pression (classe II par exemple) à la sensation isolée de jambes lourdes, et une forte pression pour une pathologie menaçante et lourde de conséquences comme la phlébite.
En France, La Haute Autorité en Santé (HAS), s'appuyant sur des études de grande valeur scientifique, a émis de fortes recommandations professionnelles : Pour le traitement de la phlébite, il faut utiliser une compression élastique de classe III.
Bandes, Chaussettes, Bas ou collant ?
A la période aiguë de la phlébite, les premiers jours, le membre peut être gonflé (œdème), sensible et inflammatoire. On préférera souvent mettre en place une contention par bandes collées peu ou pas extensibles, ou par bandes compressives élastiques amovibles.
Dans un deuxième temps, alors que le membre est dégonflé, moins sensible, on préférera prescrire des chaussettes ou des bas compressifs élastiques.
Le segment de membre le plus important à considérer est le mollet, car il constitue la principale partie motrice du retour veineux. La compression devra s'y exercer en priorité. Mieux vaut une chaussette compressive bien adaptée au mollet qu'un bas à varices bien appliqué à la cuisse mais peu ou pas compressif au mollet.
Plus les membres inférieurs sont dysmorphiques (grosse cuisse et mollet étroit ou inversement), plus il faut se contenter d'une chaussette adaptée. On ilmagine bien qu'il n'est pas toujours aisé de trouver un collant compressif qui soit parfaitement adapté à la fois au bassin, aux cuisses et aux mollets.
Néanmoins il peut être parfois utile de porter un bas ou un collant compressif. cela doit être discuté avec votre médecin vasculaire.
Bas et chaussettes peuvent avoir des "pieds ouverts" pour ne pas trop contraindre ou laisser respirer les orteils.
Les bas "cuisse" ont généralement les derniers centimètres supérieurs enduits d'une matière siliconée dont le rôle est de maintenir les bas en les faisant adhérer à la peau. Ceci peut parfois provoquer une petite intolérance cutanée qui cesse après suppression des bas.
Combien de temps porter sa compression médicale ?
Votre chaussette ou bas compressif ne doit généralement pas être porté la nuit.
La compression médicale doit être mise en place le matin et retirée le soir.
Son but est dans l'immédiat de limiter l'œdème provoqué par la phlébite, d'aider au retour veineux et de réduire un éventuel risque d'extension de la phlébite.
A moyen et long terme il est prouvé que le port de la compression médicale réduit beaucoup le risque de sequelles de cette phlébite (syndrome post-thrombotique).
C'est pour cela qu'une forte recommandation est faite par la HAS de porter la compression médicale pendant au moins deux ans après l'épisode de la phlébite.
La compression médicale doit être mise en place le matin et retirée le soir.
Son but est dans l'immédiat de limiter l'œdème provoqué par la phlébite, d'aider au retour veineux et de réduire un éventuel risque d'extension de la phlébite.
A moyen et long terme il est prouvé que le port de la compression médicale réduit beaucoup le risque de sequelles de cette phlébite (syndrome post-thrombotique).
C'est pour cela qu'une forte recommandation est faite par la HAS de porter la compression médicale pendant au moins deux ans après l'épisode de la phlébite.

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