Injections intra-caverneusesLes injections intra-caverneuses font partie des divers traitements possibles des dysfonctions érectiles ou dysérections. Leur usage est réservé à certains cas médicalement déterminés et doit faire l'objet d'un apprentissage.Pourquoi des injections dans la verge ?Les injections intra-caverneuses peuvent être utilisées dans des circonstances très différentes : - De façon ponctuelle lors d'un test diagnostic : Le dysfonctionnement érectile est un phénomène complexe, où interviennent de nombreux facteurs (voir l'article "impuissance ou dysfonction érectile"). Il peut être très utile de faire un test d'érection pharmacologique pour préciser l'étiologie du trouble. Par ailleurs l'exploration vasculaire d'une dysérection (en particulier par écho Doppler pénien) est grandement facilitée par une injection intra-caverneuse de PGE1, permettant une meilleure visualisation des artères de la verge. - A titre thérapeutique, les injections peuvent être indiquées sur une période plus ou moins prolongée : Quelques injections peuvent suffire pour combattre une angoisse de performance ou redonner confiance au sujet. Au contraire des injections répétées au long cours peuvent être nécessaires lorsqu'il existe par exemple une atteinte neurologique importante. Ces injections sont plutôt réservées aux hommes chez lesquels les traitements médicamenteux n'ont pas entrainé d'amélioration, ou lorsqu'ils sont contre-indiqués.
Comment ça marche ?Les injections de prostaglandine PGE1 (alprostadil) dans les corps caverneux entrainent une érection même en dehors de toute stimulation, dans environ 70 % des cas. Les injections sont réalisées par le patient directement dans les tissus du pénis, les corps caverneux. L'alprostadil agit en induisant une relaxation des fibres musculaires lisses des corps caverneux, provoquant un relâchement permettant l'afflux sanguin et le remplissage des corps caverneux et l'érection pénienne.
En pratique, comment fait-on ? L'injection doit être pratiquée d'une certaine façon et à un endroit relativement précis sur le pénis. De plus, la dose nécessaire à injecter est variable d'un sujet à l'autre. il convient de trouver la dose minimale nécessaire, ce qui requiert généralement la pratique de plusieurs injections. Il y a donc un apprentissage obligatoire pour la pratique de ces injections. Cet apprentissage sera effectué par le médecin à son cabinet. A condition d'avoir acquis cette technique simple, les injections intra-caverneuses sont réalisées par le patient, quelques minutes qui précèdent le rapport. L'érection survient 5 à 15 minutes environ après l'injection et peut se maintenir de 30 minutes à 1 heure Le nombre d'injections est limité à 2 par semaine, effectuées à au moins 48 heures d'intervalle. Il peut survenir des effets indésirables. Il s'agit essentiellement de :
Que faire si l'érection obtenue se prolonge ? Ces injections sont le plus souvent suivies d'une érection pénienne qui peut durer une heure. Entre 2 et 4 heures, on parle d'érection “bloquée”. Au-delà, on parle de
priapisme
ou d'érection pharmacologique prolongée. Malheureusement la prolongation trop importante de cette érection est très préjudiciable pour le pénis qui risque de se fibroser. Le priapisme est une urgence : Plus le traitement est précoce et plus il sera efficace quant aux risques ultérieurs de fibrose des tissus érectiles. Il vous faut donc consulter rapidement. Lorsque lʼérection se prolonge au-delà de 1 ou 2 heures : D'une manière générale, de “petits moyens” s'avèrent le plus souvent suffisants, surtout s'ils sont utilisés très tôt. La détumescence (dégonflement du pénis) peut survenir :
Lorsque l'érection se prolonge au-delà de 2 ou 3 heures : Reprendre immédiatement contact avec le médecin qui vous a fait ou prescrit les injections intra-caverneuses (conserver sur soi le numéro de téléphone du praticien en charge de ce traitement) ou joindre le service d'urgence urologique ou le centre 15, afin d'obtenir un arrêt complet de cette érection. Dimanche 13 Décembre 2009
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Dysérections
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